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Mayeur de Saint-Paul.
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Si c'eût été le lendemain. . Je pourrois bien, ô ma Julie,
De La Suze fuivant les pas,
Te faire ici quelque élégie
Qu'à coup fur tu ne lirois pas ;
Mais je prends un parti plus fage
Et fansme plaindre davantage, Avec toi volontiers je demeure d'accord Que rire va fi bien à l'air de ton vifage
Qu'en riant tu n'as jamais tort.
« Cette légère production décèle à coup fur le génie. Il n'en eft pas de même de l'Élève de nature, où, à l'exemple de Ribié, il s'eft amufé, un peu moins maladroitement à la vérité, à copier en extraits le roman de M. l'abbé Prévoit. Ses Quatre Sai/ons, calquées fur un affez mauvais opéra, témoignent affez que Mayeur a plus de préfomption que de difeernement. Fier avec fés camarades, il elTuye parfois quelques mortifications qui ne le corrigent pas. Quand mon premier volume fut jeté comme une bombe au milieu de tout le peuple hiftrion, les éclats qui fe difperfèrent donnèrent lieu à mille conjectures différentes. Mayeur, foupçonné, penfa recevoir une remontrance manuelle; moi-même j'échauf-fois les efprits et n'aurois pas été fâché de voir paffer à un autre le fruit mérité de mon travail. Oh ! je ne fuis pas ambitieux, moi! Un peu moins injurie, je le décharge aujourd'hui de cette fauffe imputation. Il eft trop mon ami pour le compromettre, et c'eft le nœud facré qui nous unit qui m'a engagé à traiter ce chapitre. »
(Almanach forain, 1773. —Journal de Paris, 30 avril, 10-18 mai, 19 juillet, $ août 1780 ; 6 mars, 11 juillet 1781 ; 4 mai, 30 juin, i« juillet, 4 octobre 1782; 25 janvier, 18 décembre 1784 ; 28 janvier 1786. — Le Chroniqueur disauvre, 1, 73 ; II, 71. — Galerie hittoriaue de la troupe de Nicoht, par de Manne ct Ménétrier, 155.) •
I
L'an 1778, le jeudi 29 octobre, neuf heures du foir, eft comparu en l'hôtel dc nous Nicolas Maillot, etc., fieur Jean-Baptiftc Lelièvre, adjudant-de la garde de Paris: Lequel nous a dit qu'en vertu des ordres particuliers de M. le
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